Ma lecture de Druide, d’Oliver Peru

Je suis tombée amoureuse du style d’Oliver Peru dès les premières pages de Martyrs, Livre I. C’était donc une obligation pour moi de lire son oneshot Druide. Et je n’ai pas été déçue.

Druide est un roman de fantasy, dont l’histoire se déroule sur un continent divisé en plusieurs royaumes : le Rahimir, le Sonrygar, les Terres de Tribus Libres. Ajoutez à cela un territoire totalement indépendant et autonome, sur lequel aucun roi n’a de pouvoir : la Forêt, la terre des druides, inviolable et secrète.
Nous suivons le druide Obrigan, accompagné de ses deux apprentis, Kesher et Tobias. Envoyé par les siens pour élucider un massacre dans le royaume du Sonrygar, le maître druide n’a que vingt-et-un jours pour trouver le ou les meurtriers, sinon le Sonrygar déclarera la guerre au Rahimir.

Ce qui ne semblait n’être qu’un massacre en masse particulièrement cruel et inhumain mènera les druides dans une quête de leur origines et remettra en doute tout ce en quoi ils croyaient.

En format Poche, le livre fait 600 pages, mais je l’ai terminé en deux jours. C’était une lecture particulièrement intense, qui joue avec les émotions du lecteur. Les détails du massacre sont extrêmement précis et décrivent parfaitement l’horreur de la scène, mais également la réaction des personnages face au spectacle. La simple description m’a fait grimacer de dégoût, et confrontée à la réaction de chacun, je me suis demandé quelle aurait été la mienne. Le lecteur s’implique dans l’histoire, il construit son propre raisonnement grâce aux informations qu’on lui donne. Il mène l’enquête de son côté, il élabore des plans pour sauver les personnages, il s’emporte quand ils prennent la mauvaise décision.
Tout s’enchaîne avec une rapidité qui ne laisse pas le temps au lecteur de se remettre de la scène précédente. Il n’y a pas de longueur, il se passe toujours quelque chose, et chaque personnage est parfaitement construit, ils se révèlent progressivement au fil de l’histoire, avec leurs forces, mais surtout leurs faiblesses. Chacun est touchant à sa façon, il n’y a pas de « méchant ». La faiblesse des hommes me semble être un des fils directeurs de l’histoire, elle est au centre de tout.
Les seuls points négatifs que je trouve à ce roman sont les deux flash-back, qui pourtant sont nécessaires à la compréhension de l’histoire. Ils sont pleins de détails, et trop longs à mon goût.

La fin est douce-amère. J’étais partagée entre satisfaction et frustration. Même si cela ne se termine pas « mal », ce n’est pas un réel « happy end », mais je pense que c’est également ce qui donne autant de force à ce roman. Si tout ce terminait bien, l’impression de facilité aurait été décevante. On imagine facilement une suite à l’histoire, et même si je suis déçue qu’il n’y ait pas de suite tellement l’univers est incroyable, je pense que le choix de l’auteur de s’arrêter là était le bon.

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