Ma première expérience de l’Opéra

Cette année encore, j’ai profité de l’offre des cinémas Gaumont Pathé qui proposent la rediffusion en direct de la saison du Metropolitan Opera de New-York, de la Comédie française et du Ballet du Bolshoi à Moscou.

Cette fois, j’ai choisi l’incontournable Flûte enchantée, de Mozart, mise en scène par Julie Taymor. La direction musicale quant à elle s’est trouvée attribuée à James Levine. Je ne connais rien à l’opéra, mais il semblerait que ce Monsieur soit très célèbre et extrêmement doué vu les applaudissements qu’il a reçu à son arrivée.

J’ai été impressionnée par les performances vocales et musicales, en particulier par Kathryn Lewek qui interprète la Reine de la Nuit dans le très connu « Air de la reine de la nuit« .

En revanche, en ce qui concerne les décors et les costumes, je reste perplexe. Il y a de très belles pièces, mais leur grande profusion donne une impression de fouillis, de disharmonie. Je pense qu’avec la volonté de proposer quelque chose de moderne dans la création des décors et costumes, on se retrouve avec une absence de concordance, faire du beau pièce par pièce sans les relier entre elles. Peut-être que c’est voulu, mais moi ça me perturbe.
Certains costumes sont très fins et travaillés, je pense en particulier à Tamino (le prince), alors que d’autres semblent tout droit sortis du magasin de déguisement d’à côté, comme celui de Tamina. J’ai particulièrement apprécié le costume de Papagena à la toute fin, qui reste simple mais très joli, alors que la combinaison verte avec exosquelette de Papageno reste pour moi un mystère. Il y a également quelque chose qui m’a dérangé. Tamino porte une tenue qui se rapproche de la tenue traditionnelle asiatique, avec les cheveux longs et coiffés de façon traditionnelle. En soi, cela ne m’a pas dérangé, c’est un prince qui vient d’une autre contrée, alors pourquoi pas le Japon ou la Chine. Mais les personnages de ce pays ne sont pas vêtus de cette façon, on peut légitimement penser qu’on ne se trouve pas en Asie. Pourtant tous les membres du temple de Sarastro portent des costumes qui rappellent la tenue traditionnelle coréenne, en particulier leur coiffe, et surtout, ils vénèrent Osiris et Isis, qui sont, si je ne me trompe pas, des divinités égyptiennes. C’est cela qui m’a un peu dérangé.
Niveau décor, j’ai beaucoup apprécié les ours animés, visibles sur l’affiche ci-dessus. Certains décors encore une fois sont magnifiques, très travaillés, alors que d’autre font vraiment pièce de plastique.

La présence vers la fin de danseuses classiques qui symbolisaient des flamants roses (je crois) était la bienvenue.

 

Pour conclure, j’ai préféré le Casse-Noisette du Ballet du Bolshoi que j’ai vu l’année dernière. Je voulais prendre une place pour une autre représentation de l’Opéra : Luisa Miller, mais finalement je pense plus me diriger à nouveau vers le ballet.

 

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