Annecy – Roanne, les gardiens à l’honneur

Le premier tiers temps de ce match a été difficile pour les deux équipes. Le jeu se déroule principalement dans la zone défensive des Chevaliers du lac d’Annecy, et les Renards de Roanne semblent avoir l’avantage. Les minutes défilent et aucun but n’est pourtant inscrit. Le jeu est brouillon des deux côtés, de trop nombreuses passes sont approximatives et les deux équipes se regardent, se jaugent. Aucune d’elles ne semble y croire. Les renards s’installent dans la zone des chevaliers, mais aucun palet ne parvient à rentrer dans les filets du gardien d’Annecy, Roanne ne parvient pas à mettre à profit ce semblant de supériorité. Les chevaliers, de leur côté, ont peu d’occasions pendant ce tiers, des occasions qui n’aboutissent pas avec des tirs non cadrés, ou des tirs sur le gardien adverse. Aucune des deux équipes ne brille ni ne se démarque pendant cette période.

Au retour de pause, les deux équipes semblent se réveiller. Elles commettent moins d’erreurs et sont plus dynamiques et offensives. Elles démontrent enfin, l’une comme l’autre, leur envie de gagner ce match. Malgré toutes leurs tentatives, aucun but n’est inscrit pendant cette période.

Le dernier tiers est décisif, les joueurs le savent, il ne peut y avoir d’égalité, une des deux équipes va bien devoir marquer. Ce premier but du match tarde à venir, mais il est pour l’équipe d’Annecy, marqué par le 91 Yann Diaferia assisté du 99 Matthieu Le Blond, à 49 minutes de jeu. Roanne réplique une minute avant la fin du match par l’intermédiaire du 17 Tristan Tardif assisté du 24 Dominik Kysilka et du 3 Jean-Christophe Houde. Égalité entre les deux équipes. Annecy revit son pire cauchemar et se retrouve de nouveau en prolongation.

Une prison de l’équipe de Roanne à la toute dernière seconde du temps réglementaire permet à Annecy de commencer cette prolongation en supériorité numérique. 38 secondes suffisent aux chevaliers pour inscrire le but de la victoire, marqué par le 88 Matthieu Le Blond assisté du 90 Raphaël Papa et du 91 Yann Diaferia.

Malgré un début de match difficile des deux côtés, les deux gardiens ont fait un bon match et ont été récompensés par le titre de meilleurs joueurs du match.

Publié dans Sport | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

Les chevaliers chassent le lynx

Le 13 octobre Annecy recevait Valence à domicile pour le compte de la troisième journée de championnat de Division 2. La patinoire Jean Régis a accueilli 300 supporters pour ce match plein de suspens opposant une équipe invaincue jusqu’alors, Valence, à une équipe qui n’aurait su accepter une défaite, Annecy.

Dès les premières minutes de match, les deux équipes nous donnent du beau jeu. Annecy tente d’ouvrir le score lors de sa première supériorité numérique, malgré plusieurs tirs contre le gardien des Lynx, ce dernier tient bon et les chevaliers ne parviennent pas à profiter de cette supériorité qui leur a pourtant offert plusieurs opportunités. C’est Valence qui ouvre le score à 14 minutes de jeu avec un but du 57 Thomas Nemeth, assisté du 71 Geoffrey Bidoli et du 77 Alexis Pelisse, lors d’une supériorité numérique. Les chevaliers ne lâchent rien et ne faiblissent pas, absolument pas découragés par ce premier but encaissé. Le 97 d’Annecy, Jiri Jelen nous prouve qu’il peut se passer beaucoup de choses en 15 secondes de jeu en hockey sur glace. Il effectue une percée éclair et inscrit le premier but annécien dix secondes avant la fin du tiers-temps, la défense valentinoise n’a rien vu venir. Annecy égalise et peut retourner au vestiaire pour la première pause sans accuser de retard.

 

Le deuxième tiers est intense, avec de magnifiques actions de jeu. Les deux équipes s’imposent mutuellement un rythme effréné. Le jeu est fluide, on retrouve autant d’engagement des deux côtés, avec une forte volonté de prendre l’avantage sur l’autre. Cette rage de vaincre ne se résulte cependant pas par une agressivité de la part des joueurs, ce qui est très appréciable. Les deux équipes veulent gagner grâce à leur jeu et non grâce à la violence physique. Annecy prend l’avantage un marquant le premier but du tiers alors qu’ils sont en infériorité, inscrit par le 88 Matthieu Le Blond, assisté du 26 Victor Vitton-Mea à 23 minutes de jeu. Les chevaliers enfoncent le clou et mettent un nouveau but à 32 minutes de jeu, marqué par le 90 Raphaël Papa, assisté du 91 Yann Diaferia et du 55 Martin Cizek, en supériorité numérique, la sanction est tombée pour Valence qui se prend un but lors de sa seule prison du tiers-temps. Les lynx ripostent par l’intermédiaire du 90 Clement Stevenin assisté du 11 Maxence Bortino. Annecy prend l’ascendant sur Valence pendant ce deuxième tiers, malgré quelques erreurs de leur part, les joueurs parviennent presque toujours à les rattraper, les passes sont précises.

 

Les chevaliers commencent le dernier tiers avec un but d’avance. Galvanisés par cet avantage, ils inscrivent un premier but à la 42ème minute, marqué par le 24 Benjamin Arnaud assisté du 11 Cyril Papa et du 88 Matthieu Le Blond. Les annéciens récidivent trois minutes plus tard, le 80 Alexandre Delplanque marque, assisté du 91 Yann Diaferia et du 90 Raphaël Papa, lors d’une supériorité numérique. C’est ensuite au tour de Valence de profiter d’une prison pour inscrire son troisième but, marqué par le 71 Geoffrey Bidoli assisté du 2 Jan Dlouhy et du 77 Alexis Pelisse. Il reste 7 minutes de jeu et Annecy commence à faiblir, le jeu de leur côté devient désordonné, la fatigue se fait ressentir et cela se conclue par un manque de précision dans leurs passes. L’équipe rectifie le tir rapidement grâce à un temps mort une minute plus tard. Les 5 dernières minutes de jeu sont interminables, les lynx mettent la pression aux chevaliers. Suite à une prison de ces derniers, Valence demande un temps mort. Ils sortent le gardien et jouent à 6 contre 4. Annecy résiste tel un véritable mur devant les lynx, aucun palet ne rentre dans les filets du gardien Benjamin Accarier. Malheureusement pour eux, Valence marque seulement 4 secondes après la fin de cette prison, une minute avant la fin du match, un but inscrit par le 77 Alexis Pelisse assisté du 44 Damien Cabare et du 11 Maxence Bortino. Les supporters d’Annecy retiennent leur souffle, de peur que l’équipe ne retombe dans ses travers et soit emmenée en prolongations par les lynx.

 

Cette victoire pour Annecy est amplement méritée, cela nous laisse présager du beau jeu pour la suite du championnat.

Publié dans Sport | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

Les chevaliers du lac font naufrage

La patinoire Jean Régis à Annecy a accueilli un derby haut-savoyard opposant les Chevaliers du Lac d’Annecy aux Pingouins de Morzine-Avoriaz, deux équipes évoluant en Division 2, pour le premier tour de la Coupe de France de Hockey sur glace, ce samedi 6 octobre. Ce match a réuni 350 supporters venus encourager leur équipe favorite.

Lors du premier tiers-temps très serré, les chevaliers profitent d’une supériorité numérique pour inscrire le premier but à 12 minutes de jeu, marqué par le 88 Matthieu Le Blond, assisté du 90 Raphaël Papa et du 80 Alexandre Delplanque. Les annéciens récidivent en marquant leur second but à la toute dernière seconde du premier tiers, sur une percée du 24 Benjamin Arnaud assisté du 11 Cyril Papa, de nouveau en supériorité numérique.

Les chevaliers reviennent sur la glace pour le deuxième tiers avec deux buts d’avance sur les pingouins. Malgré un beau premier tiers serré, les deux équipes ne parviennent pas à marquer et ce deuxième tiers voit plus de prisons que d’actions de jeu. Les pingouins, plus agressifs dans leur jeu, récoltent une prison de 10 minutes pour le 98 Dominik Havlik pour charge contre la tête ou le cou. De nombreuses prisons des deux côtés rendent ce tiers-temps chaotique, ce qui se conclue par l’absence de but.

Pour le dernier tiers, l’équipe de Morzine-Avoriaz calme le jeu et fait preuve de moins d’agressivité, une stratégie qui se révèle efficace puisque les pingouins inscrivent leur premier but à 52 minutes de jeu, marqué par le 98 Dominik Havlik assisté du 13 Karl Malmquist et du 71 Filip Martinec, profitant d’une supériorité de 5 contre 3. Pendant les dernières minutes de jeu, les annéciens relâchent leur attention et la sanction tombe, un but 38 secondes avant la fin du match, marqué par le 67 David Nippard assisté du 21 Morgan Vialle et du 64 Josselin Besson, les emmène en prolongation.

Après avoir mené pendant tout le match, les chevaliers s’inclinent en prolongation. L’équipe semble sous le coup d’une malédiction, nous nous rappelons de la saison précédente qui voyait régulièrement l’équipe d’Annecy perdre en prolongation. Le coup de grâce leur est infligé au bout de seulement 1 minute et 51 secondes par le 13 Karl Malmquist assisté du 67 David Nippard.

Les pingouins de Morzine-Avoriaz, menés depuis le premier tiers, n’ont pourtant rien lâché et ont cru à la victoire jusqu’au bout, galvanisés par les encouragements de leurs supporters. Malgré ce résultat décevant pour les chevaliers du lac d’Annecy, le gardien Benjamin Accarier a réalisé un excellent match, tout comme son homologue morzinois.

Publié dans Sport | Marqué avec , , | Un commentaire

Londres, mars 2018

Le 26 février, j’écoutais de la musique, un projet commun de trois chanteurs islandais. Je me suis intéressée à ce projet parce qu’une chanteuse que j’apprécie énormément y participait : Soley. Elle s’est associée à Sin Fang et Örvar Smárason pendant l’année 2017, chaque mois sortait une chanson qu’ils avaient composée et interprétée. Ce jour-là m’est venue l’idée de regarder si cette chanteuse avait programmé des dates de concert. Un coup de chance, la tournée européenne de leur projet débute une semaine plus tard.

A midi, je trouvais les dates de la tournée, à 22h j’avais acheté ma place.

Le jeudi 8 mars je me suis retrouvée à Londres pour assister seule à un concert au Bush Hall. La salle est petite, très intimiste et absolument magnifique. J’étais toute seule, mais à aucun moment je ne me suis sentie en insécurité, étrangement je me suis retrouvée à côté de deux autres jeunes filles qui étaient venues seules, elles aussi. Je pense que c’est surtout grâce au style de musique des artistes, le public était plutôt calme, pas du genre à chercher des problèmes.
Chaque artiste est passé sur scène individuellement pendant environ 20 minutes chacun, puis ils sont revenus ensemble pour interpréter les chansons du projet de 2017. La scène était toute petite, la porte qui donnait sur les coulisses était à environ 5 mètres de moi et je voyais les deux autres chanteurs qui attendaient leur tour.
Le moment fort du concert, c’est quand au début, pendant la prestation d’Örvar Smárason, Soley est arrivée depuis les coulisses, a traversé la salle au milieu du public tout naturellement jusqu’au bar, et a fait le chemin en sens inverse une tasse de thé à la main. Elle est passée à 1 mètre de moi, et avec la fille d’à côté on s’est regardée en se demandant si on n’hallucinait pas.
L’ambiance était vraiment super, j’avais vraiment l’impression qu’on était une bande de copains, et que ces trois là avaient juste décidé d’animer la soirée, sans aucune prétention. Ils discutaient avec le public, ils faisaient des blagues. C’est un très bon souvenir, et je ne regrette absolument pas. Je suis très contente d’avoir entendu Soley en live, et d’avoir découvert les deux autres artistes. Des deux autres, c’est Örvar Smárason que j’ai préféré, parce qu’il a son univers bien à lui, alors que j’ai trouvé Sin Fang plus effacé.

Pour écouter la première chanson du projet, c’est ici.


Le vendredi je suis retournée à Camden, un quartier que j’apprécie beaucoup, même s’il est devenu très touristique. Il ne faisait pas très beau ce jour-là, il y avait du vent et de la pluie. Une des attractions principales est le magasin Cyborg. On y entre plus pour le spectacle que pour y faire des achats. Musique électronique, vêtements fluorescents, néons et accessoires futuristes. Il y a même le second sous-sol réservé aux accessoires pour adultes /-18\.
L’après-midi je suis allée à Piccadilly Circus, mais comme il pleuvait vraiment fort je me suis réfugiée dans le grand magasin M&M’s, avec ses distributeurs géants et toutes les excentricités qui vont avec. Je suis également passée par Primark, où il y a un énorme rayon Harry Potter permanent.
La journée s’est terminée dans un Pub, une coutume que j’apprécie tout particulièrement. Ils servent même des pintes de cidre.

Publié dans Sortie, Voyage | Marqué avec , , | Un commentaire

Ma lecture de Druide, d’Oliver Peru

Je suis tombée amoureuse du style d’Oliver Peru dès les premières pages de Martyrs, Livre I. C’était donc une obligation pour moi de lire son oneshot Druide. Et je n’ai pas été déçue.

Druide est un roman de fantasy, dont l’histoire se déroule sur un continent divisé en plusieurs royaumes : le Rahimir, le Sonrygar, les Terres de Tribus Libres. Ajoutez à cela un territoire totalement indépendant et autonome, sur lequel aucun roi n’a de pouvoir : la Forêt, la terre des druides, inviolable et secrète.
Nous suivons le druide Obrigan, accompagné de ses deux apprentis, Kesher et Tobias. Envoyé par les siens pour élucider un massacre dans le royaume du Sonrygar, le maître druide n’a que vingt-et-un jours pour trouver le ou les meurtriers, sinon le Sonrygar déclarera la guerre au Rahimir.

Ce qui ne semblait n’être qu’un massacre en masse particulièrement cruel et inhumain mènera les druides dans une quête de leur origines et remettra en doute tout ce en quoi ils croyaient.

En format Poche, le livre fait 600 pages, mais je l’ai terminé en deux jours. C’était une lecture particulièrement intense, qui joue avec les émotions du lecteur. Les détails du massacre sont extrêmement précis et décrivent parfaitement l’horreur de la scène, mais également la réaction des personnages face au spectacle. La simple description m’a fait grimacer de dégoût, et confrontée à la réaction de chacun, je me suis demandé quelle aurait été la mienne. Le lecteur s’implique dans l’histoire, il construit son propre raisonnement grâce aux informations qu’on lui donne. Il mène l’enquête de son côté, il élabore des plans pour sauver les personnages, il s’emporte quand ils prennent la mauvaise décision.
Tout s’enchaîne avec une rapidité qui ne laisse pas le temps au lecteur de se remettre de la scène précédente. Il n’y a pas de longueur, il se passe toujours quelque chose, et chaque personnage est parfaitement construit, ils se révèlent progressivement au fil de l’histoire, avec leurs forces, mais surtout leurs faiblesses. Chacun est touchant à sa façon, il n’y a pas de « méchant ». La faiblesse des hommes me semble être un des fils directeurs de l’histoire, elle est au centre de tout.
Les seuls points négatifs que je trouve à ce roman sont les deux flash-back, qui pourtant sont nécessaires à la compréhension de l’histoire. Ils sont pleins de détails, et trop longs à mon goût.

La fin est douce-amère. J’étais partagée entre satisfaction et frustration. Même si cela ne se termine pas « mal », ce n’est pas un réel « happy end », mais je pense que c’est également ce qui donne autant de force à ce roman. Si tout ce terminait bien, l’impression de facilité aurait été décevante. On imagine facilement une suite à l’histoire, et même si je suis déçue qu’il n’y ait pas de suite tellement l’univers est incroyable, je pense que le choix de l’auteur de s’arrêter là était le bon.

Publié dans Lecture | Marqué avec , | Laisser un commentaire